dimanche 22 mai 2011

Fukushima, mon amour...

( centrale de Fukushima, l'Express.fr)


Alors que la catastrophe de Fukushima ne fait plus parler d'elle - merci DSK! - on est en droit de se demander ce qu'il en est aujourd'hui de la situation sur place... Oui, mais voilà, l'Homme oublie vite les erreurs du passé. Tant et si bien  que l'on peut même se demander si les autres centrales seront réellement modifiées pour résister à des Tsunamis du même genre! parce que c'est quand on ne parle plus d'un problème qu'il empire! Il semblerait que le gouvernement japonais essaie de toiser les informations qui circulent...
 
Le Premier ministre japonais veut rassurer le G8 sur la crise à Fukushima

TOKYO — Le Premier ministre japonais Naoto Kan va tenter de convaincre ses partenaires du G8 lors d'un sommet cette semaine en France que le Japon est en passe de gagner la bataille contre la plus grave catastrophe nucléaire depuis 25 ans.
M. Kan va dresser un tableau de la situation en cours à la centrale Fukushima Daiichi (N°1), endommagée par le violent séisme et le tsunami géant du 11 mars qui ont fait quelque 25.000 morts et disparus dans le nord-est du Japon.
Cette triple catastrophe, la plus importante subie par l'archipel depuis la Deuxième guerre mondiale, n'a pas épargné le Premier ministre, déjà très impopulaire et critiqué pour la façon dont le gouvernement a géré la crise.
Les progrès pour stabiliser la situation à la centrale nucléaire sont jugés trop lents. L'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) répète qu'il est dans les temps pour parvenir à refroidir les réacteurs d'ici janvier mais les dégâts apparaissent au fil des semaines beaucoup plus graves que ce qui était prévu.
M. Kan s'est prononcé pour une réforme de l'industrie nucléaire et une réorganisation des organes de contrôle du gouvernement, afin de tenter de restaurer la confiance internationale dans le secteur de l'énergie atomique du Japon.
Tepco est de son côté critiqué pour ne pas avoir pris de dispositions suffisantes face au danger d'un séisme et d'un tsunami, un reproche qui n'épargne pas les organismes de l'Etat jugés laxistes.
"Peut-être le mythe de la sûreté était trop fort", a reconnu le ministre nippon de l'Economie et du Commerce extérieur, Banri Kaieda.
M. Kan s'est d'autre part engagé à revoir les projets de développement de la part de l'énergie nucléaire dans les besoins de l'archipel, bien qu'il ait peu d'options à sa disposition en raison de l'absence totale de ressources énergétiques au Japon, relèvent les analystes.
"Nous allons voir si M. Kan est vraiment sérieux dans ses déclarations", juge Paul Scalise, de l'Université Temple de Tokyo.
"Avec la rotation rapide des Premiers ministres au Japon, il y a peu de risques que les responsables politiques soient tenus personnellement responsables de leurs promesses par l'électorat", rappelle-t-il.
M. Kan, 64 ans, est le cinquième Premier ministre en l'espace de cinq ans.
Des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées de leurs maisons et de leurs fermes, contraintes d'abandonner tout derrière elles, dans une zone d'un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale. M. Kaieda les a qualifiées de "victimes de la politique nationale".
Les dédommagements sont évalués à quelque 10.000 milliards de yens (87 milliards d'euros).
Les récentes inspections menées par Tepco ont confirmé ce que craignaient les experts: les barres de combustible dans le coeur du réacteur 1, qui doivent normalement être totalement immergées, ont fondu après avoir été exposées trop longtemps à l'air à la suite d'une panne des systèmes de refroidissement hydraulique.
La situation dans les réacteurs 2 et 3 serait identique.
Le Japon a adopté une rallonge budgétaire d'urgence de 4.000 milliards de yens (35 milliards d'euros) pour financer la reconstruction dans les zones dévastées par le tsunami et envisage une deuxième rallonge qui serait financée par l'émission d'obligations d'Etat.
Toutefois, l'archipel est dans le collimateur des agences de notation financière, inquiètes de voir la catastrophe du 11 mars aggraver la dette publique japonaise déjà colossale, qui représente 200% du PIB, soit la plus forte parmi les pays développés.
(Source: David WATKINS - AFP)

Et puis quid de la pollution marine avec les eaux radioactives qui se sont échappées? On ne sait même pas aujourd'hui où se rendre pour pêcher des thons qui font dix fois leur taille et qu'on voit dans le noir... Pourtant, Au jour où les prix du poisson n'arrêtent pas de monter, il faudrait peut-être exploiter ce filon... L'enjeu des populations à venir est là: la nourriture, parce qu'avec 9 milliards d'individus, la planète commence à être petite!

Et puis un peu de radio-activité ne nuit à personne, lorsqu'elle est diluée... Il paraît même que cela entraîne notre corps à réagir lorsqu'on subit une surdose de radiations... (un reportage diffusé sur Arte montre effectivement une expérience faite sur des rats de laboratoire dont un échantillon avait été mis pendant quelques mois à vivre près de Tchernobyl: ceux-ci supportaient une dose de rayon X mortelle pour ceux qui n'avaient pas été contaminés). Cela ouvre même des portes à une nouvelle médecine, et comme avec tout ce qui est nouveau, c'est encore tabou: les radiations, c'est mal!

(http://www.arte.tv/fr/3183576,CmC=3183232.html )

Bon après, la polémique reste toujours la même: vaut-il mieux avoir une cinquantaine de centrales radioactives, qui nous permettent de manger des poulet avec des pattes surdéveloppées, et des fraises grosses comme des melons, mais qui ne rejettent rien en terme de CO², ou bien 200 centrales à charbon qui polluent l'atmosphère, et provoquent des cancers du poumon? Finalement, on peut se demander quel est le plus nocif pour l'organisme, non?

On pourrait ici affirmer que le tout nucléaire français, c'est en quelque sorte un résultat de la bonne pensée écologiste partisane depuis 50 ans: oui, les centrales ne rejettent pas de CO², et ça c'est bien... Alors lorsque les mêmes écologistes viennent nous dire qu'il faut sortir du nucléaire, laissez-moi rire! Avec le faible rendement des éoliennes, et autres barrages hydroélectriques, il va falloir qu'on arrête de faire des tracts sur la toile à longueur de journée... et puis aussi racheter des gros pulls bien chauds pour l'hiver... Brrrrr!


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